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L’IRIT au SIGGRAPH 2013

Un projet dont une application fait le Buzz dans la communauté des infographistes de l’animation

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En 1995, René Caubet et Véronique Gaildrat (équipe SIRV devenue VORTEX) lançaient un projet de recherche sur la composition de surfaces implicites, un modèle de représentation de surfaces tridimensionnelles alors en vogue pour la modélisation numérique d’objets 3D complexes.

Après 2 stages de DEA et une thèse soutenue en 2000, ces travaux ont été abandonnés, suivant un désintérêt théorique de l’ensemble de la communauté graphique, notamment à cause de verrous liés aux temps de visualisation encore prohibitifs et d’avantages naturels qui au final restaient trop limités.

En 2009, faisant le constat que les capacités de calcul et de stockage mémoire du matériel ont considérablement évolué, particulièrement au niveau des GPU (Graphical processing Units), un consortium de chercheurs composé de Marie-Paule Cani, Brian Wyvill (University of Victoria, Canada), Mathias Paulin et Loïc Barthe (IRIT, Université de Toulouse) est reparti de ces travaux pour étudier la viabilité de nouvelles recherches dans ce domaine.

Au cœur des équipes VORTEX de l’IRIT et EVASION de l’INRIA Rhône-Alpes, deux travaux initiateurs, l’un sur la partie visualisation (par Olivier Gourmel - Doctorant IRIT/Université de Toulouse), et l’autre sur la partie théorique de ces représentations implicites (par Adrien Bernhardt - Doctorant Inria Rôhne-Alpes) ont été menés. Ces travaux ont été un succès et ont été chacun valorisé au travers d’une publication à EUROGRAPHICS 2010, la deuxième plus prestigieuse publication internationale du domaine de l’informatique graphique.

De cette note très positive est né le projet ANR JCJC IM&M porté par Loïc Barthe à travers lequel le consortium initial s’est élargi en accueillant Gaël Guennebaud (Inria Sud-Ouest). Les recherches théoriques autour des représentations implicites ont continué, menées à l’IRIT par Olivier Gourmel puis Florian Canezin (équipe VORTEX), jusqu’à arriver à un modèle suffisamment mature pour amener à des utilisations pratiques efficaces. Ces résultats ont ensuite été exploités avec succès par Rodolphe Vaillant - Doctorant en co-tutelle Université de Toulouse/University of Victoria Canada, dans une application de simulation des plis de la peau au niveau des articulations lors de l’animation d’un personnage virtuel.

La grande force de ces travaux est d’être reparti de modèles laissés en désuétude par la communauté pour des raisons scientifiques claires et d’avoir réussi à non seulement lever des verrous théoriques importants au niveau modèle mais aussi d’avoir amené une application pratique de simulation plausible de peau.

Cette contribution lève des limitations actuelles fortes tout en étant en fracture avec les techniques utilisées ou étudiées en animation.

A suivre ...