((   Présentation de Philippe Averty    ((

Présentateur :Philippe AVERTY Date : jeudi 4 mai 10h
Lieu : salle de conférences, CENA

Contact : Sylvie Athènes
Tél: 05 62 25 95 91

Titre :

L'Indice de Sollicitation : une approche de la charge de travail du contrôleur, validée par la mesure de paramètres psychophysiologiques

Résumé :

Diverses méthodes d'estimation de la charge de travail du contrôleur radar ont été proposées, dans le passé. Notre travail sur ce sujet s'en différencie essentiellement sur deux points :

  • L'utilisation de critères empiriques, issus de la configuration du trafic géré (c'est-à-dire des problèmes de contrôle, tels qu'ils se perçoivent visuellement), comme source de l'essentiel des variations de la charge mentale. Ces critères trouvent leur origine dans notre propre expérience de la tâche, mais sont cohérentes avec l'essentiel des résultats obtenus dans le passé, concernant le savoir-faire et les modes opératoires déployés par le contrôleur aérien. Ces critères aboutissent à la conception d'un indice numérique (Indice de Sollicitation, ou I.S.), qui est une approche de la charge de travail réellement subie par le contrôleur radar, constituant la variable indépendante du plan expérimental.
  • Le choix de paramètres psychophysiologiques pour représenter les variations du niveau de charge mentale (variable dépendante). Ce choix d'estimer la charge mentale du contrôleur radar à partir de données physiologiques se justifie dès lors qu'on envisage cette charge comme provenant non seulement de la quantité d'informations traitée par le contrôleur, mais également des possibles effets perturbateurs liés à la "difficulté" de la tâche (nombre d'avions et problèmes de contrôle). Cette perturbation, ou menace de perturbation, introduit de fait la sphère émotionnelle de l'individu dans la boucle de régulation de la charge mentale.

En dépit du caractère approximatif de cette première quantification empirique, l'I.S. apparaît comme un type d'évaluation intéressant de la charge mentale du contrôleur, c'est-à-dire qui est plus fidèle à cette dernière que le nombre d'avions, qui reste par surcroît perfectible, et qui pourrait ultérieurement être susceptible d'être calculé en temps réel, au vu de certaines caractéristiques du trafic présent dans un secteur de contrôle.