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L’équipe LILaC étudie des modèles formels de l’interaction, où interaction comprend à la fois des actions physiques et linguistiques (actes de langage). LILaC a adopté une approche normative, et focalise sur des modèles de la logique formelle, en intégrant :
Les axes de LILaC interviennent sur les points-clés de ces modèles, avec une considération particulière pour l’aspect démonstration automatique et l’application à la sécurité.
Un des aspects importants de l’interaction est la dynamique du monde, qui évolue sous le coup des évènements et actions qui eux se répercutent sur les états mentaux des agents.
Nous étudions entre autres :
Dans un environnement dégradé, l’interaction entre agents nécessite d’être protégée. La protection se décline sous la forme de trois propriétés : disponibilité, intégrité, confidentialité. Pour être réputé sûr, un système informatique doit être formellement spécifié et la preuve que la spécification du système vérifie les trois propriétés ci-dessus doit être fournie. La spécification et la vérification apparaissent clairement dans le contrôle d’accès et la vérification des protocoles cryptographiques.
Également, la modélisation - en termes de rôles et de relations entre utilisateurs - de l’organisation dans laquelle s’insère le système informatique permet de prendre en compte d’autres notions : confiance, responsabilité, délégation.
Au niveau du contrôle d’accès, il s’agit d’étendre le modèle de la matrice du contrôle d’accès et de tracer, pour ce qui concerne le problème de la sûreté des modèles étendus, la limite entre décidabilité et indécidabilité.
Au niveau de la vérification de protocoles, il s’agit de définir et de vérifier automatiquement des protocoles qui vont permettre à des agents de garantir la confidentialité ou l’intégrité des informations qu’ils échangent.
Au niveau des organisations, il s’agit de caractériser à la fois les aspects prédicatifs de la notion de rôle et ses aspects déontiques qui font appel aux concepts de permission et d’obligation, à la base également d’autres notions comme celle de confiance.
Les modèles formels de l’interaction sont ancrés dans des réalités linguistiques ou psychologiques. Nous considérons trois problématiques :
Le but de l’équipe étant d’élaborer un modèle logique général de l’interaction, nous cherchons à intégrer les modèles provenant des axes 1 à 3 en un formalisme unifié, notamment aux travers :
Les modèles de l’interaction qui précèdent posent des problèmes calculatoires et nécessitent la mise au point d’algorithmes permettant de répondre à des questions de type « telle formule est-elle conséquence de telle théorie logique ? » Nous avons pour cela : substantiellement renouvelé et étendu la méthode dite des tableaux ; obtenu, sur ces bases théoriques, des algorithmes complets pour un grand nombre de logiques basées sur une sémantique de Kripke ; établi un résultat général de terminaison pour des classes de ces algorithmes et, dans certains cas, mis au point des algorithmes optimaux par rapport à la classe de complexité du problème posé. Ce travail est en cours d’implémentation au travers de la plate-forme LoTREC qui offre un langage de programmation de très haut niveau pour la définition rapide de démonstrateurs pour toute logique modale normale.
Nous avons également exploré certains systèmes paraconsistants et proposé une traduction des problèmes posés en termes de formules Booléennes quantifiées.
Enfin, nous avons mis au point des algorithmes spécifiques au traitement des aspects spatio-temporels (cohérence de réseaux de contraintes du formalisme temporel qualitatif INDU ; théories spatio-temporelles qualitatives).