(texte rédigé par le bureau du GRACQ pour présenter le domaine de l’ingénierie des connaissances au PRC-I3, sept.1997)
L’ingénierie des connaissances propose des concepts, méthodes et techniques permettant de modéliser et d’acquérir les connaissances dans des domaines se formalisant peu ou pas.
Appréhender correctement la complexité du processus d’acquisition des connaissances passe par l’introduction de multiples modèles. Les objectifs visés sont de deux ordres :
les modèles doivent jouer un rôle de médiation en étant lisibles et compréhensibles par tous les acteurs du projet. Cette compréhension passe par une réappropriation du modèle et donc par une modélisation au niveau d’abstraction requis, dit "niveau des connaissances". Les travaux en terminologie et plus généralement en acquisition des connaissances à partir de textes ainsi que ceux portant sur la construction et la réutilisation d’ontologies et de méthodes de résolution de problèmes apportent dans ce cadre une aide importante pour expliciter et structurer les concepts d’un domaine.
les modèles doivent aussi faciliter le codage de la base de connaissances. Modéliser, représenter puis opérationaliser les connaissances oblige à définir des notations, formalismes de représentation des connaissances et structures informatiques adaptées à leur diversité. Les recherches en ingénierie des connaissances doivent ainsi fournir un cadre cohérent pour couvrir ces différentes activités, de la spécification à l’implémentation finale. En particulier, le lien entre le système opérationnel et le modèle défini en phase de spécification doit être préservé.
Finalement, l’ingénierie des connaissances entretient des relations privilégiées avec la mémoire d’entreprise, le génie logiciel et les technologies objet. C’est ainsi que l’ingénierie des connaissances intervient (et doit développer ses interventions) dans le cadre plus large des systèmes d’information et de connaissances pour expliciter, modéliser et utiliser les connaissances qui y sont mises en oeuvre.